Quelle est cette innovation chirurgicale testée en ce moment à l’hôpital d’Issoire ?

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La cœlioscopie vaginale permet de pratiquer des hystérectomies et autres ablations avec moins de douleurs et de risques pour les patientes.
L’hôpital d’Issoire est pour l’heure le seul en France à la proposer.

La coelioscopie vaginale arrive

Deux techniques existent à l’heure actuelle pour enlever l’utérus chez la femme : la coelioscopie et la chirurgie vaginale. La première permet d’introduire les instruments, dont une petite caméra, à travers trois petites incisions sur le ventre. Avec la seconde, le chirurgien passe par le vagin et tire l’utérus. C’est beaucoup plus compliqué pour lui et douloureux pour la patiente. Mais un nouveau mode opératoire, condensé des deux premiers, vient de faire son apparition : la coeliosocopie vaginale. Avec elle, les instruments passent par un tout petit trou effectué au fond du vagin.

Un plus pour la patiente et le chirurgien


Fini les risques liés à la coelioscopie : cicatrices sur le ventre qui lâchent ou hémorragie lors de l’introduction d’une aiguille par le nombril. Le chirurgien n’a pas non plus à se contorsionner comme avec la chirurgie vaginale. Avec la coelioscopie vaginale, l’opération dure également moins longtemps, les patientes ont moins de douleur et elle peuvent sortir le jour même de l’opération. Outre les hystérectomies, elle concerne aussi l’abblation des ovaires, la ligature des trompes, les grossesses extra-utérines…

Le docteur Mansoor et Marie Carrière veulent évaluer 100 patientes.

L’Auvergne pionnière dans ce domaine
Cette innovation, mise au point par des chirurgiens taïwanais en 2011 et importée en Europe par un spécialiste belge, Jan Baekelandt, a été adoptée par l’hôpital d’Issoire en avril 2018. Le docteur Mansoor, chef du pôle gynécologie-obstétrique de cet établissement, est le premier chirurgien français à la pratiquer, sous l’impulsion du professeur Canis, du service gynécologie au CHU de Clermont-Ferrand. L’objectif du docteur Mansoor et de son assistante, Marie Carrière : confirmer les études menées par Jan Baekelandt, en évaluant 100 patientes. Cinquante-trois coelioscopies vaginales ont été effectuées pour le moment. Avec déjà des retours très positifs.

Olivier Choruszko

source : lamontagne

Auteur de l’article : Pierre