Plongée en immersion dans un #hôpital pendant plus de quatre mois, elle témoigne: « Quand on y est c’est formidable »

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Minou Azoulai publie le livre Ne tirez plus sur l’hôpital après avoir été en immersion à l’hôpital Saint-Joseph à Paris. Elle décrit un environnement où le numérique prend le pas sur l’humain.
Elle a passé quatre mois et demi en immersion dans un hôpital parisien. La réalisatrice et écrivaine Minou Azoulai a obtenu l’autorisation pour avoir accès à tous les services de l’hôpital Saint-Joseph. Elle raconte cette expérience dans un livre, Ne tirez plus sur l’hôpital. Elle a voulu réaliser ce projet après avoir lu plusieurs livres qui dénigraient l’hôpital sans pour autant tenir compte du travail des soignants.

Elle dresse un constat positif par rapport à ce qu’elle imaginait. « J’ai passé un très grand moment. On a beau dire ce qu’on veut sur l’hôpital, quand on y est, c’est formidable. On est guéri parfois, on est soigné et quand on y meurt, on est respecté. Donc j’étais contente d’y aller tous les jours », raconte Minou Azoulai.

Le numérique envahit l’hôpital


S’il y a un aspect qui a marqué la productrice au cours de son expérience, c’est la numérisation à l’hôpital. Selon elle, les infirmières passent 80% de leur temps sur les ordinateurs pour la traçabilité de leurs actes et seulement le reste du temps à parler aux patients. Du côté des médecins, c’est pareil ou presque.

« J’ai vu au bloc opératoire un chirurgien qui au bout d’une heure et demi d’intervention, il s’est retourné tout de suite vers son ordinateur. Je lui ai demandé ‘mais vous ne pouvez pas prendre cinq minutes après toute cette pression ?’ Et il m’a répondu ‘non sinon après, c’est jusqu’à 10 heures ce soir chez moi pour faire les rapports de bloc opératoire’ », indique-t-elle.

Selon Minou Azoulai, le tout numérique est tout simplement en train d’envahir l’hôpital. « On avait l’image de l’infirmière, du médecin avec le stéthoscope, avec la piqûre, avec le pilulier. Aujourd’hui, c’est l’ordinateur sur roulettes qui se balade comme une prothèse », poursuit l’auteure.

Source : rmc.bfmtv.com

Auteur de l’article : Pierre