A Compiègne, les #chirurgiens de la #clinique Saint-Côme opèrent en #3D

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La clinique privée compiégnoise est la seule de l’Oise à proposer cette technologie aux patients. Bénéfice : moins de complications.
Ils ont l’impression d’être à l’intérieur de vous. Depuis bientôt deux mois, les chirurgiens de la polyclinique Saint-Côme, à Compiègne, disposent d’une technologie inédite dans le département. Les opérations des reins, de la prostate, des cas d’obésité, du tube digestif et de certains cancers, sont désormais réalisées avec une caméra en trois dimensions.

La dizaine de chirurgiens digestifs, urologues ou gynécologues pratique des cœlioscopies (opérations ou diagnostics à l’intérieur de la cavité abdominale) avec cette caméra qui permet une vision en relief de l’intérieur du corps.

« Une visibilité totale »

« Jusque-là, on opérait par expérience et par habitude. Maintenant nous avons une vision incroyable, sur l’écran, nous avons une visibilité totale », se réjouit le docteur Cédric Rau, chirurgien digestif.

La première opération a eu lieu le 18 décembre, pour une chirurgie du rectum. « Les instruments ne changent pas. Au bout du tuyau de 30 cm, nous avons deux capteurs d’images d’une largeur totale de 1 cm, c’est comme si on avait deux yeux », poursuit le professionnel.

Avec un immense écran en face d’eux, les spécialistes s’équipent ainsi de lunettes 3D pour s’attaquer aux tumeurs et petits ganglions à retirer, avec plus de précision qu’auparavant. « C’est agréable, on n’a pas la nausée à regarder avec ces lunettes, poursuit le médecin. On peut opérer pendant 4 heures consécutives sans être en difficulté. »

Compiègne. La polyclinique Saint-Côme est la première du département à réaliser des opérations chirurgicales en 3D.

Le principal avantage de cet investissement de 120 000 € réalisé par la clinique Saint-Côme, c’est notamment d’opérer encore plus proprement. « Nous avons moins de saignements, moins de complications et des anesthésies plus légères. Les patients rentrent plus rapidement chez eux », assure le chirurgien.

Pour trouver une telle technologie équivalente en Picardie, il faut se tourner vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Amiens (Somme). Conséquence logique : les opérations s’enchaînent chaque semaine dans la clinique compiégnoise. L’an dernier, son bloc opératoire a comptabilisé 20 000 actes.

source : leparisien

Auteur de l’article : Pierre